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 Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie

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MessageSujet: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Jeu 18 Mar - 22:07

WHITE STAR LINE
BILLET Nº 5chiffres
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©️ BANANA•HAMMOCK & Robbie Wadge

LIEU DE DEPART : Southampton
DATE : 10 avril 1912
NOM DU PASSAGER: Robin Alan Gaskarth
ÂGE: 21 ans
ORIGINAIRE DE: Liverpool, Angleterre.
ACCOMPAGNÉ PAR: Son baluchon
CLASSE: Equipage
Nº DE CABINE: a voir.
DESTINATION: New York.


¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
PHYSIQUE:
Physiquement il fait gosse bien qu'il soit majeur, d'ailleurs il s'est toujours entendu appeler "le gamin" par rapport à son apparence. Malgré son un mètre soixante-quatorze, il y a quelque chose dans son visage qui lui donne ce côté enfantin qui lui colle si bien à la peau. Ses cheveux bruns toujours en batailles et qui font la guerre à tout objet coiffant cache parfois des petits yeux noisettes bourrés de malice et pétillant de joie. Il n'aime pas son nez et s'amuse souvent à exagérer sa taille, le trouvant proéminent certain que si il est aussi laid c'est parce que ses soeurs l'ont trop souvent attrapé par son pif. Heureusement que sa fossette droite rattrape le tout quand il sourit, d'ailleurs il sourit presque tout le temps et se fout un peu que ça lui donne des rides dans trente ans. Ça fait toujours "sexy" un mec avec des rides de sourire, non ? Tant pis.
Il est plutôt fin de corpulence, pas qu'il mange pas assez mais il se dépense trop alors il perd facilement le poids gagnés quand il ingurgite de la nourriture, surtout que Monsieur adore manger ! Pour le conquérir, passer d'abord par la conquête de son estomac !
Grand dégingandé, ses gestes ont parfois l'air maladroit et il semble assez déséquilibré par sa grande taille. Que nenni, il joue sur ce côté de grand gars fixé sur des cure-dents. Cure-dents très blanc alors. Parce que oui, sa peau n'est pas réellement habituée au soleil, vu que la pluie gouverne Liverpool la plupart du temps. En revanche, il a des tâches de rousseurs qui apparaissent sur ses pommettes quand il prend un trop long bain de soleil.
Ne pas se fiez à sa maigreur, la force n'est pas que visible, il faut savoir doser, d'ailleurs il travaille sa musculature à force de travailler sur le bateau.
Il possède une tâche de naissance sur le coude gauche qui n'a pas de forme précise, on dirait plutôt qu'il s'est foutu une tâche de chocolat au lait sur la peau. Les seules cicatrices qu'il possède sont sur ses genoux à force de tomber dans son enfance.
En dehors de ça, c'est plutôt le genre de garçon à passer inaperçu, sauf si on pose le regard sur lui.


CARACTÈRE:
L'emmerdeur royal, comme le surnomme si bien sa famille depuis tout petit. Faut dire que grandir comme le seul garçon de la maison c'est pas facile, alors évidemment il a toujours été le turbulent de la famille, celui pour lequel on s'inquiète 24h/24. Il y peut rien, faire des conneries c'est naturel chez lui. C'est bel et bien un emmerdeur mais pas royal. Non, il ne pète pas dans de la soie et ne le regrette pas, il trouve les bourgeois si arrogant et si incapable d'aimer les choses simples que ça l'agace. Parce que lui c'est quelqu'un de simple, qui ne cherche jamais à se compliquer la vie, même si parfois elle se complique d'elle-même. Il est naturel bien que son arrogance "so british" prenne parfois le dessus sans même qu'il s'en aperçoive.
C'est un rêveur, principal trait de caractère. Il aimerait tant de choses qui lui sont parfois difficiles d'accès, mais il ne baisse pas les bras et contourne les difficultés pour y parvenir, la preuve il a réussit à grimper à bord du R.M.S. La tête souvent dans la lune, il est du genre à se prendre facilement les pieds dans un seau d'eau ou de se prendre un balais en pleine tronche. Pourtant c'est pas pour déplaire, surtout quand il prend cet air passionné en parlant de ses rêveries qui ne sont que des illusions, et il le sait et ça fait mal. Malgré tout, il se bat et mord la vie à pleines dents.
Parce qu'apparemment, être un emmerdeur ça lui suffit pas, il est aussi très casse-cou et aime les risques. Il joue souvent avec le feu à se lancer des petits paris pour lui tout seul, histoire de tester ses limites. Généralement, ce n'est pas pour attirer l'attention, non il serait plutôt du genre à vouloir disparaître, mais il aime se tester. L'aventure, y a que ça de vrai, crierait il avec une chope de bière à la main.
Indépendamment de ça, il est attachant et à le don de toujours vouloir venir en aide aux autres. Il déteste l'ignorance, surtout par rapport aux différences de classe. Il prône l'égalité des gens, et des espèces mais ça c'est une autre histoire. Alors quand quelqu'un a perdu le sourire, il s'évertue à le lui faire retrouver quitte à mettre en danger les deux partis.
Malgré tout, il ne comprend pas tellement les autres. Il a du mal à parfois saisir leurs caractères, leurs façons d'être. Surtout les filles avec qui il entretient des relations parfois tendu tant il y comprend rien à toutes ces crises d'hormones.
Gamin loyal, il est capable de tout abandonner pour venir en aide à un ami proche, ou même un inconnu dans le besoin, homme ou femme. En fait, c'est surtout le genre de garçon qui pense aux autres avant de penser à lui et qui risquerait sa vie pour celle d'un autre.
Il déteste la violence bien qu'il n'hésite pas à s'en servir en cas d'ultime recours, même si c'est plutôt le genre à chercher une issue de secours pour éviter les coups. Rarement en colère, il préfère rire bien que parfois ses éclats de rire brusque peuvent surprendre et être mal pris, mais il ne se moque pas des gens, du moins pas devant eux, sauf si on lui demande de le faire.
Un clown ? Pourquoi pas, il adore le rire, surtout celui des gens. Il aimerait les enregistrer et les collectionner, tous les rires de la planète. Ils sont tous si différents et pourtant ils expriment la même chose; la joie. Emotion qu'il aime à voir sur le visage des autres.
En revanche il y a, comme chez tout le monde, quelque part d'ombre de son caractère qui, même si elles sont bien enfouies, font parfois surface. Ainsi, il paraît parfois si loin qu'on ose pas le déranger. Lunatique à souhait, il est tout de même difficile de le voir triste, mais lorsqu'il est démoralisé il préfère la solitude. Pas pour ne pas qu'on le voit mal, mais surtout parce qu'il se refuse à infliger sa tristesse aux autres. Le blues pour un ça va, mais à gérer pour deux c'est moins facile.
Peace & love ? Un peu sur les bord. Surtout peace, parce que love, c'est à revoir.


¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
RELATION(S): {2 lignes minimum par parent}


BEHIND THE SCREEN

PRENOM/PSEUDO: Pow u.u
AGE: 19ans *s'étouffe*
REGION: trouduculdumondelarirette =D .. Guyane ¬¬
QUE PENSES-TU DU FORUM?: J'aime *O*
COMMENT L'AS-TU CONNU?: Par bybycheeeeee
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Spoiler:
 
PETIT MOT?: mot


Dernière édition par Robin A. Gaskarth le Ven 19 Mar - 1:05, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Jeu 18 Mar - 22:07

HISTOIRE:

I. Papa, je voudrais être un oiseau quand je serais grand.

Monsieur Gaskarth avait attendu six ans, quatre gamines et quelques mois pour enfin avoir le petit garçon qu'il rêvait d'avoir. Pas qu'il n'aimait pas ses petites filles aux jolies bouclettes et aux grands yeux, mais il avait parfois l'impression d'être émasculé, entouré par autant d'hormones. Aider ses filles à choisir de jolies robes, pas trop chères et souvent en coton, était devenu une habitude et il avait développé un certain goût vestimentaire qui n'était pas pour déplaire à ses filles et sa femme. Oui, mais lui il voulait retrouver sa virilité, si bien qu'il avait prié pendant neuf mois et trois jours pour avoir un petit garçon. Il ne saurait jamais si un quelconque Dieu l'avait entendu ou si parler mécanique et soldats de plombs avaient aidé le foetus à choisir son sexe. Quoiqu'il en fut, le deux juillet, un petit corps grassouillet sortait du ventre de la mère en poussant des cris puissants et avec un appareil génital masculin, ce qui eu pour effet d'arracher des cris de joie à l'heureux papa pour la cinquième fois.
Les deux aînées virent en l'arrivée de Robin, un moyen de jouer à la poupée sans qu'elle ne finisse par se casser ou à la poubelle parce que couverte de crasse. En revanche, les deux autres y voyaient là une concurrence - qui deviendrait une grande complicité en grandissant -.
En revanche, la naissance du garçonnet fut assez douloureuse pour la mère qui du rester couchée pendant quelques semaines, voir un mois et demi, incapable de se remettre de sa faiblesse. Leur condition de vie était déjà assez minable comme ça et l'apparition de ce petit la torturait quelque peu. Comment allaient il parvenir à nourrir toute la famille si ils avaient déjà du mal avec les quatre autres. La dépression pointa quelque peu le bout de son nez, ajoutons à ça que l'enfant refusait l'allaitement, chose difficile à vivre pour la mère puisque cela constituait un lien unique avec l'enfant. Ce fut la soeur de la pauvre madame Gaskarth qui se chargea de la nutrition, en dehors de ses heures comme domestique chez les quelques bourgeois qui habités en dehors de leur petit coin miteux de Liverpool. Cet événement eu pour effet de développer une certaine rivalité et jalousie entre les deux soeurs, rivalité qui grandit et finit par provoquer le départ définitif de la nourrice pour Londres, dans une nouvelle famille bourgeoise qui la voulait à plein temps.
Aveugle, et trop heureux pour ouvrir les yeux, Monsieur Gaskarth haussa les épaules devant les tensions de la maison, préférant s'amuser et faire l'idiot devant son fils. Son fils. Sa fierté. Jamais il n'avait éprouvé autant de joie pour un simple bébé. Il ne faisait pas de favoritisme, puisque ses filles restaient ses princesses et qu'il passait autant de temps avec qu'elles qu'avec Robin, mais quelque part, il avait cette passion pour son garçon qu'il n'avait pas pour ses filles. Après tout, il ne serait plus le seul homme de la maison.
Une nouvelle habitude était apparu chez lui. Dès lors qu'il revenait des Docks, parfois tard, il prenait le bébé, s'allongeait sur le canapé pourri, le petit sur son torse, sa tête sur son coeur et lui racontait sa journée ainsi que les blagues qui avaient fusé. Il parlait seul, bien que parfois le morveux lui répondait par quelques gazouillis, mais il lui semblait que déjà, son garçonnet le comprenait.
En grandissant, cette habitude changea légèrement, puisque plutôt que de le prendre dans ses bras, le père emmenait son fils sur les docks, l'installait sur un banc et travaillait, sachant très bien que son gamin le regardait faire avec des yeux bourrés d'étoiles. Peu à peu, la timidité de Robin disparut, devenu une véritable égérie sur les docks, il prit par au travail des autres, bien qu'on le réduisait au niveau de porteur de clous. Fier de sa besogne, il faisait le beau, bombait le torse.
Il voulait être comme son père, son père voulait être comme son fils.
Et puis l'école commença.
Sacré garnement, il se fit vite la réputation de "terreur des bacs à sable", même si le plus souvent il était celui qui finissait la tête dans le sable. Il n'était pas bête, mais trop rêveur disait on et il n'écoutait généralement rien, répondant parfois que l'Atlantique était un pays d'Europe. Influençable, on lui bourrait souvent le crâne d'idioties qui sonnaient si vraies pour lui, qu'il les répétait fièrement à ses soeurs pour se voir rire au nez. Il avait neuf ans, la première fois qu'il sut ce qu'il voulait faire de sa vie.
Les deux aînées, seize et quinze ans, avaient quitté la maison. La plus vieille vivait avec son fiancé, pas vraiment riche mais qui lui donnait une vie assez bonne. La seconde avait trouvé une place comme gouvernante dans une demeure du nord de Liverpool.
Sa révélation lui apparut un jour de décembre, alors qu'il s'amusait dans la neige avec ses deux soeurs qui vivaient encore avec eux. Ils se lançaient des boules de neige quand un piaillement avait attiré son attention. Situé sur une branche en hauteur, couverte de neige, il y avait un nid et dans ce nid, un petit oiseau "pleurait" - d'après lui. Sans peur, il escaladant le tronc, non sans s'abîmer les doigts très peu couverts pour atteindre la branche et récupérer le nid, sous les regards effrayés de ses soeurs.
Freely, nom qu'il donna à l'oisillon, devint son meilleur ami et son animal de compagnie. S'en occupant avec tendresse et application, il fut étonné, un jour de le voir sauter sur le rebord de la fenêtre qu'il avait laissé ouverte après avoir humé l'air marin. L'oiseau chuta dans le vide pour finalement s'envoler et le gamin rêveur le regarda s'éloigner, avant de dévaler les escaliers en bois, dont les planches menaçaient de craquer, pour rejoindre les docks et hurler à son père cette simple phrase qui n'eut pas finit de faire rire les adultes présents
« PAPA !! Papa !! Je sais ce que je veux faire quand je serais plus grand !! Je veux faire l'oiseau plus tard et je voyagerais partout !!! »

II. Devenir quoi ? Adulte ?! Ça se mange ?

Robin s'était toujours demandé à partir de quand pouvait on se dire adulte et prêt à quitter le domicile familiale ? Les exemples qu'il avait eu sous les yeux n'étaient pas pour l'aider. Si les deux aînées avaient quitté le domicile à seize et quinze ans, les deux autres étaient parti un peu plus tard. Si l'une était partie de son plein grès à ses dix-huit ans, l'autre s'était vu forcée la main. Un homme d'une vingtaine d'années avaient eu un coup de foudre pour cette belle mademoiselle Gaskarth de quinze ans. L'homme possédait de l'argent et accepté d'en versait mensuellement à la famille, en échange de l'autorisation d'épouser leur fille. Si le père avait hésité, sa femme l'avait poussé accepter lui faisant clairement comprendre qu'ils avaient absolument besoin d'argent.
Accord qui avait valu aux deux adultes d'être snobé par Robin pendant quelques temps, surtout en apprenant que sa soeur n'était pas si heureuse que ça. Mais la vie avait du reprendre son cours et du haut de ses quatorze ans, le jeune garçon commençait à sérieusement s'intéresser à la vie et à toutes ces questions qui fusaient de part et d'autre et surtout dans sa tête.
Il avait quitté l'école pour aider son père sur les docks dans le but de ramener à son tour de l'argent à la maison, puisque c'était devenue une question de vie ou de mort. Leur vie avait atteint un seuil critique. Ils n'avaient plus que quelques vêtements, qui ne suivait parfois pas la saison, les forçants à rester blotti dans le même lit pour ne pas mourir de froid. La peau si pâle de Robin était devenue presque grise, puisque les bains été rare, sauf quand il piquait une tête dans l'eau avec son père.
Pourtant, malgré que la vie ne les épargne pas, Robin s'y était habitué, défiant ce qu'on appelait le destin de lui faire baisser les bras. Ainsi commença les défis, les paris pour modifier la routine ennuyeuse de sa vie. Si il ne connaissait que leur baraquement pourris de Liverpool et les Docks, il apprit bien vite à dépasser les frontières invisibles entre son monde et celui des autres; les gens bien portant.
Il s'amusa donc à faire la manche lorsqu'on le croyait à travailler avec son père, ou a la maison avec sa mère. Les gens semblaient toujours si touché par sa maigreur et sa crasse qu'ils n'hésitaient pas réellement à lui tendre de la monnaie. Evidemment, subsistait toujours ces autres aux lèvres pincées et aux regards froids.
Malheureusement, lorsque sa mère découvrit le petit manège, par accident alors qu'elle se rendait chez une famille pour lesquels elle faisait office de femme de ménage, ce fut l'explosion. Se donnant en spectacle, elle frappa son fils, honteuse que son enfant en fut réduit à faire la manche. Le retour à la maison avait été pénible, surtout pour Robin qui récoltait une calotte à chaque pas, lorsqu'il reniflait ou se mettait à traîner la patte.
Pensez vous qu'il comprit la leçon ? Non, vous avez raison.
Ayant la réputation d'être un véritable casse-cou aimant le goût du risque, les autres gamins proposaient souvent de le payer si jamais il faisait des trucs stupides. Ainsi, il touchait trois livres en escaladant une façade de maison. Deux livres en jouant à saute mouton avec un chien. Quatre livres en soulevant le jupon d'une femme pour passer entre ses jambes et prendre la fuite ensuite. la mise augmentait selon la difficulté de l'épreuve. Ce n'était pas pour lui déplaire, il commençait ainsi à se faire de petites économies, ayant toujours dans l'idée de faire comme l'oiseau; voyager. Sous son lit traînait des bout de journaux sur lesquels se trouvait des noms de coin qu'il ne connaissait qu'en les imaginant. Il y en avait un en particulier qui avait marqué son esprit; New York.
Il ne savait pas pourquoi, mais quelque chose dans ces deux mots le laissaient rêveur, laissant comme un arrière goût de liberté sur sa langue. La première raison était que cet endroit semblait se trouvait très loin de ses parents, très loin de sa misère. La deuxième, c'était l'inconnu. Et l'idée de se retrouver livré à lui-même l'excité au plus haut point, berçant ses nuits de rêves qui le rendaient heureux au réveil. Une réalité s'imposait en lui du haut de ses quatorze ans; il n'avait plus besoin de ses parents. Du moins c'était ce qu'il pensait, jusqu'à ce qu'un de ses jeux pour gagner de l'argent tourne mal.
Dix livres pour embrasser la fille du pasteur.
Cela avait semblé si facile, surtout qu'il connaissait les sentiments de la gamine à son égard. L'approchait avait été bien trop facile, pourtant il ne s'était méfié de rien, si bien que dès que ses lèvres avaient touché celles de la fillette, celle-ci s'était mise à hurler au viol. Autant dire qu'il sentit passer la main du père sur son visage poupin. Reconduit chez lui par le grand type, presque tenu par le caleçon, ils furent accueilli par un père épuisé qui se mit à crier après l'autre homme. Evidemment, cela tourna mal et les deux hommes se retrouvèrent à terre à se frapper dessus, jusqu'à ce que d'autres interviennent pour les séparer.
Alors, les mots de sa mère le frappèrent comme un martinet sur ses fesses rosies par la fessée qu'il avait prit.
« Quand grandiras tu vil garnement !! Tu me tues Robin, tu me tues. Tu auras ma mort sur la conscience. »
Etrangement, il sentit comme une fêlure dans sa poitrine et quelque se brisa en plus alors que la main fine aux longs doigts de sa mater frappait sa joues pour ensuite pointer les escaliers et lui hurler de regagner sa chambre.
Grandir ? Oui, mais comment ?
Ce fut donc en toute logique qu'il attrapa son baluchon, ses économies et fila par la fenêtre de sa chambre laissant une simple note à ses parents;
Je vais grandir, et vous serez fier de moi.
Attendez et vous verrez.
Incapable de s'imaginer dans quelle douleur et inquiétude il laisserait ses parents en fuyant de Liverpool.

III. Quinze livres que t'arrives pas à monter à bord sans te faire prendre !

Si Robin s'était fait à sa vie dans les rues, fréquentant les quelques orphelins des rues de Londres, ses parents le vivaient moins bien. Sa mère se laissa emporter par le chagrin, refusant de quitter la chambre de son fils, prête à le recevoir si il revenait. Quand à son père, il continua de travailler et de s'occuper de sa femme aider par l'une de ses filles qui était revenue au domicile familiale. C'était triste, d'un côté, que Robin ne sache pas que sa mère était morte, frappée par une pneumonie à peine un an et demi après son départ.
Mais sa nouvelle vie l'occupait tant qu'il ne voulait pas s'autoriser à penser aux restes, ainsi, il s'inventa une vie pour les autres. De Robin le cinquième enfant d'une famille composée principalement de filles, il devint le petit Robbie abandonné à ses douze ans par des parents qu'il ne voyait pas vraiment. Il y avait quelque chose, dans ce mensonge, qui l'aidait à vivre plus facilement sans se sentir coupable d'avoir abandonné ses parents. Les gamins des rues devinrent ses amis, sa famille, ses frères. Contrairement à certains, Robin ne s'amusait pas à siffler ou flirter avec les jolies demoiselles qui passaient, lui préférait leur offrir un sourire, un mot agréable, parfois même une fleur, seulement à celles qui semblaient triste.
Pour gagner des sous, il monta un spectacle avec un des gamins de la rue, celui dont il était le plus proche, surnommé La Riposte car il ripostait toujours plus vite que les autres aux réflexions acerbes et aux coups. Robin lui, appelait le Magouilleur par son ami puisqu'il était toujours celui qui magouillait des plans farfelues pour récolter un maximum de pièces, se laissa entraîner par les plans parfois loufoques du garçon. Pendant leur représentation de scènes de tous les jours tournées aux ridicules, il arrivait que l'un d'eux fasse les poches de l'autre, discrètement. Etrangement, vivre dans la rue l'avait aidé à développer une dextérité étonnante, dont il se servait à mauvais escient évidemment.
Les mauvaises fréquentations s'enchaînèrent, mais plutôt que de le faire sombrer dans la délinquance ou même de devenir un peu comme ceux qu'il fréquentait, des alcooliques qui aimaient les filles plus que leur santé, Robin garda la tête sur les épaules. Si il réussit à ne pas franchir des limites dangereuses c'était grâce à son baluchon dans lequel il avait laissé des bouts de journaux avec toujours ce but marqué au fer blanc dans son esprit; Aller à New York.
Si les autres lui riaient au nez, balançant qu'il n'aurait jamais l'audace, la chance et l'argent pour atteindre son but, Robin ne se démonta pas, comptant chaque soir l'argent qu'il amassait. Et même si il réalisait que ses économies n'étaient pas nombreuses, il ne perdait pas espoir de partir de son coin de vie qui ne ferait même pas envie à un rat d'égouts.
Et puis la rumeur se répandit. La construction du plus gros paquebot touchée à son but et que son voyage inaugural devait conduire à New York. Robin y vit alors un signe du destin et se mit en tête de rejoindre Southampton, dans le but de monter à bord, avec ou sans passeport ! Accompagné de La Riposte, son éternel acolyte, il trouva un moyen de rejoindre Southampton au plus vite. Il leur fallut une semaine pour arrivée à destination, découvrant en même temps ce coin dont il n'avait jamais entendu parler. Ils recommencèrent leurs petits tours pour attirer l'attention des passants et grappiller quelques pièces, volant quelques hommes trop bien habillé pour remarquer qu'il manquait quelques pièces dans leurs poches.
Les mois passèrent jusqu'à se pointe le mois d'avril 1910 et avec lui l'excitation de pouvoir monter à bord du paquebot si énorme qu'on racontait partout qu'il ne pouvait qu'être fiable. Les jours passèrent et la déception augmenta alors que Robin réalisait qu'il n'aurait jamais assez pour obtenir un billet.
Si bien que lorsque son ami Riposte lui lança le défi de grimper à bord sans se faire prendre, Robin l'abandonna la nuit pour aller observer le monstre. Le lendemain, les gens grimperaient à bord et iraient vivre leur rêve.
Il n'était pas stupide, ainsi, une idée germa dans son esprit et même si le jeu était très dangereux, il devait prendre le risque. Pourquoi prendre le risque de grimper à bord en même temps que la foule alors qu'il avait le moyen d'y entrer maintenant, surtout que des hommes travaillaient encore pour arranger de petites choses. Se faisant passer pour un des travailleurs, il réussit à éviter les contrôles pour se glisser dans les cales du paquebots, outils en main. Se mêlant aux autres types, il les regarda partir, caché. Il resterait là jusqu'à ce qu'il ait la certitude qu'ils étaient en mer, on allait quand même pas le jeter par-dessus bord ? Au pire il se ferait embaucher comme membre d'équipage et travaillerait gratuitement, mais pourvu qu'on l'autorise à rester.


Dernière édition par Robin A. Gaskarth le Ven 19 Mar - 1:03, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Jeu 18 Mar - 22:09

Bienvenue!! Bon courage pour ta fiche.
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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Jeu 18 Mar - 22:24

    KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA!
    Ma poooow <33

       ______

    Apocalyspe, Chapitre I, Verset 18 : Je suis le vivant et j'étais mort. Et voici je suis vivant des siècles et des siècles.
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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Jeu 18 Mar - 22:33

Bienvenue =)

       ______


« La Raison c'est la folie du plus fort.
La raison du moins fort c'est de la folie.
»
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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Ven 19 Mar - 1:16

    BYBYCHEEEEEEEEE lapin :483:

    Merci Louison et Josephine

    ps: j'ai fini, je sais que tu sais bybyche, mais c'est juste pour la forme /SBAFF/
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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Ven 19 Mar - 1:18

    Et moi je dis :


    Welcome official ma pow, tu es validée

    j'aime ton histoire, tjr aussi loufoque *O*

       ______

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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Ven 19 Mar - 1:20

    Et moi je t'aime \o/
    La boucle est bouclée

    Je veux un lien loufoque avec Carmen ou Elizabeth ou les deux mais je veux un lien u.u
    C'partit pour voyager et se manger un Iceberg \o/ ça manquait de glaçon dans mon whisky en plus Razz
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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   Ven 19 Mar - 1:46

    Mouhahahaha xDDDDDDDD

       ______

    Apocalyspe, Chapitre I, Verset 18 : Je suis le vivant et j'étais mort. Et voici je suis vivant des siècles et des siècles.
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MessageSujet: Re: Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie   

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Les cafards bourdonnent sur R.M.S - Robbie

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